De l’incompétence à l’irresponsabilité…
11/10/2011 10:45 par dlr14ème_62
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De l’incompétence à l’irresponsabilité…
11/10/2011 10:45 par dlr14ème_62
Le sauvetage de la banque DEXIA révèle à quel point nos dirigeants sont complices d’un système bancaire aux abois.
Une fois de plus l’Etat vient avec l’argent du contribuable au secours d’un établissement bancaire, sans pour autant imposer les contreparties indispensables.
C’est un véritable scandale. Rien sur la séparation des activités de marché et des activités de dépôt. Rien sur la responsabilité des dirigeants. Rien sur la réduction des rémunérations extravagantes et la distribution des bonus.
L’irresponsabilité générale d’une petite bande protégée par l’Etat est confortée. Et au même moment le Président de la République et le Premier Ministre nous expliqueront que les Français sont dispendieux, qu’il faut se serrer la ceinture, supprimer toujours plus d’enseignants dans les écoles, de policiers dans les commissariats !
Plus que jamais il est urgent de nettoyer au karcher ce secteur bancaire qui a failli à sa mission première qui est de financer l’économie réelle.
Contrairement à ce qui est répété, il y a dans les banques françaises des personnels tout à fait lucides sur les dérives passées et prêts à reprendre le flambeau.
Evidemment il n’est pas question pour moi de laisser tomber les épargnants. Il faudra bien, comme j’ai été le premier à le dire, recapitaliser nos banques. Mais il faudra le faire en en prenant totalement le contrôle avec :
- La participation active de l’Etat aux conseils d’administration ;- Le remplacement, les sanctions et selon les cas poursuites judiciaires de leurs dirigeants ;- La suppression des bonus et la division par 10 des rémunérations ;- La séparation enfin des banques commerciales et des banques d’investissement.
Il y a urgence si l’on veut retrouver une politique de croissance portée par des entreprises compétitives.
NIcolas Dupont Aignan
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/De-l%E2%80%99incomp%C3%A9tence-%C3%A0-l%E2%80%99irresponsabilit%C3%A9%E2%80%A6
Photo : http://www.stop-finance.com/dexia-la-plus-grosse-perte-jamais-enregistree.html
Montebourg face au sempiternel dilemme de la gauche du PS
11/10/2011 10:13 par dlr14ème_62
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Montebourg face au sempiternel dilemme de la gauche du PS
11/10/2011 10:13 par dlr14ème_62
Merci Arnaud Montebourg !
Je n’ai jamais été un grand partisan du troisième homme de cette élection, même s’il a voté « non » au TCE en 2005. Il faut dire que faire de la Sixième République un point phare de son programme n’est pas pour plaire au gaulliste que je suis. Mais, malgré tout, il faut reconnaître que non seulement il a fait une bonne campagne, mais que, ce faisant, il a eu le courage de défendre beaucoup d’idées pour lesquelles je me bats également depuis longtemps.
Et il faut un certain panache et une bonne dose de courage pour refuser la globalisation et prôner la démondialisation, alors que Marine Le Pen essaie de faire une OPA sur ces idées. Et grâce à Arnaud Montebourg, ces idées ne sont plus aussi teintées qu’il y a six mois. Il a montré qu’il n’est pas nécessaire d’être d’extrême droite pour y souscrire. Ce faisant, il rend un fier service aux républicains qui défendront ces idées en 2012, au premier rang desquels NDA.
Le choix impossible
La question qui se pose maintenant est de savoir s’il va se prononcer en faveur d’un des deux finalistes. Hier, il a annoncé une lettre ouverte aux deux candidats et n’a pas exclu de prendre parti. Il a même qualifié les deux impétrants des « deux faces d’une même pièce ». Il faut dire que Martine Aubry et François Hollande ont les mêmes parrains en politique : Jacques Delors (père de la première, dont le second a présidé le club Témoins) et Lionel Jospin.
Le piège européen
Pour l’instant, Arnaud Montebourg s’honore donc de ne pas choisir. Mais sa position démontre la difficulté qu’il y a à faire partie d’une petite minorité dans un grand parti, et notamment au PS. Car s’il a créé la surprise, le partisan de la démondialisation retrouve plus ou moins l’étiage traditionnel de la gauche du PS, quand elle était portée par Jean-Pierre Chevènement ou plus tard, par Jean-Luc Mélenchon. Mais à quoi sert-il de rassembler 15 à 20% du PS ?
En effet, comment peser réellement sur la ligne du parti avec un tel score ? En outre, que ferait Arnaud Montebourg si jamais nos partenaires européens envoyaient une fin de non recevoir à sa démondialisation ? Pour le coup, Jean-Pierre Chevènement est plus clair, puisqu’il prévoit un plan B (même si son plan B est pour moi le plan A). Bref, Arnaud Montebourg s’est avancé sur le Rubicon. Veut-t-il le franchir ou profiter des délices des palais nationaux dans quelques mois ?
Laurent Pinsolle
Résultats locaux des premières primaires socialistes à Hénin Beaumont (Drocourt, Rouvroy et Noyelles Godault inclus)
10/10/2011 16:27 par dlr14ème_62
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Résultats locaux des premières primaires socialistes à Hénin Beaumont (Drocourt, Rouvroy et Noyelles Godault inclus)
10/10/2011 16:27 par dlr14ème_62
1er tour
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Candidats
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Voix
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%
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Martine Aubry
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416
|
46.05
|
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François Hollande
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325
|
35.96
|
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Arnaud Montebourg
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93
|
10.29
|
|
Ségolène Royal
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39
|
4.30
|
|
Manuel Valls
|
25
|
2.75
|
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Jean Michel Baylet
|
6
|
0.65
|
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Totaux
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903
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100
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Blancs ou Nuls
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2
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|
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Total exprimé
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905
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Taux de participation : 2.9 %
Commentaires :
Nous sommes heureux qu’enfin le peuple de gauche soit sensible à la thématique de la démondialistion, qu’à abordé Arnaud Montebourg, seul candidat de ces primaires qui avait toute notre sympathie.
Un taux de participation de 2.9 %, presque moitié moins que la moyenne nationale, illustre bien la décrépitude du PS dans une terre historiquement et sociologiquement de gauche.
Une organisation décousue. La nouvelle section en devenir sur Hénin manque d’huile dans les rouages.
Nous savons maintenant ce que pèse le PRG à Hénin Beaumont : rien !
Le PS est irrécupérable
10/10/2011 15:30 par dlr14ème_62
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Le PS est irrécupérable
10/10/2011 15:30 par dlr14ème_62
L’alternance, mais pas l’alternative
Certes, Arnaud Montebourg créé la surprise du premier tour, en réussissant à distancer Ségolène Royal et Manuel Valls, dont on se demande souvent ce qui le distingue de l’UMP. Mais malgré tout, l’aile gauche du Parti Socialiste a seulement réuni un sixième des voix. Elle reste relativement marginalisée dans un parti qui l’a toujours maltraitée, à part pendant la parenthèse collectiviste de la fin des années 1970 et du début 1980 et qui l’avait alors mené au pouvoir.
En fait, le Parti Socialiste a de nouveau démontré qu’il est un parti de centre-gauche, absolument pas réformiste et qui ne remet pas en question la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes, par un internationalisme imbécile qui continue de lui faire rejeter la nation et les frontières, qui restent vues comme des notions interdites. Seul Jean-Pierre Chevènement ose porter ces idées que Jean-Luc Mélenchon hésite toujours à enfourcher.
Bien sûr, Martine Aubry pourrait apparaître à certains comme plus à gauche que François Hollande. Mais il faut surtout y voir une question de forme et pas tellement de fond. L’ancienne première secrétaire a pris pour conseiller économique Elie Cohen, elle fréquente Alain Minc et son héritage familial ne la place pas dans une position très confortable pour remettre en cause la liberté de circulation des capitaux que son père avait mis en place avec Pascal Lamy il y a 20 ans.
L’alternance avant l’explosion
Alors bien sûr, il est probable que le PS gagne en 2012. Je ne vois pas comment une majorité de Français pourrait vouloir prolonger le bail de Nicolas Sarkozy à l’Elysée après un quinquennat calamiteux, tant d’un point de vue de la forme que du fond. L’aggravement de la crise de la zone euro sape tous les jours davantage le seul argument auquel se raccrochait la majorité, à savoir que le président sortant aurait bien géré la crise et que lui seul serait à la hauteur de la situation.
Mais si la crise continue trois ans après, c’est qu’elle n’a pas été bien gérée et le bilan est tellement négatif qu’il devrait être balayé de manière bien plus sévère que Valéry Giscard d’Estaing en 1981. Et tant mieux après tout. Il faut sans doute encore que les socialistes démontrent leur incapacité à gérer la crise économique actuel pour que les Français aient l’envie d’envoyer balader ce personnel politique, comme celui de la 4ème République avait été envoyé au musée en 1958.
Dans une semaine, François Hollande devrait être investi candidat du PS. Se posera alors la question aux électeurs sincères de gauche de soutenir un homme qui continuera toutes les politiques menées depuis 25 ans ou de soutenir un candidat de rupture avec cette mondialisation néolibérale.
Laurent Pinsolle
"Chinallemagne" : mourir pour le yuan ou par l'euro ?
06/10/2011 15:21 par dlr14ème_62
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"Chinallemagne" : mourir pour le yuan ou par l'euro ?
06/10/2011 15:21 par dlr14ème_62
Que peuvent avoir en commun deux pays aussi différents que la Chine et l’Allemagne ? Qu’est ce qui peut rapprocher un « émergent » de l’Extrême-Orient, et une vieille Nation industrielle du cœur de l’Europe ? Un géant de plus de 1,3 milliards d’habitants, vendant au monde entier des produits à bas coûts, et un pays de 80 millions d’âmes, ayant construit son succès sur la qualité du made in Germany ?
Les similitudes sont nombreuses, si l’on en croit Jean-Michel Quatrepoint, qui publie un indispensable Mourir pour le yuan . Elles découlent d’un même modèle de développement : un mercantilisme agressif, autorisé par la pratique d’un protectionnisme plus ou moins avoué.
« Protectionnisme » : revoilà ce concept qui divise. Si ses adeptes se font de plus en plus loquaces, ses détracteurs le sont davantage. Comme l’expliquait ici Daoud Boughezala, on ne compte plus les procès en « extrême-droitisation » adressés aux tenants de la démondialisation. Le plus notoirement imbécile fut celui intenté par Raphaël Enthoven, qui grandiloquait récemment en ces termes : « la démondialisation est un symptôme qui se prend pour une solution, c’est une formule magique ». La Chine, comme l’Allemagne, ont dû tomber dans la potion il y a bien longtemps…
Il faut dire que l’un et l’autre pays traînent derrière eux un lourd passé, qu’ils semblent avoir décidé de solder. Plus encore que l’Allemagne d’après la seconde guerre mondiale, la Chine fut durablement affaiblie par la guerre de l’Opium, dont l’auteur nous remémore les détails avec un vrai talent d’historien. Mais depuis Mao, la « renaissance de la nation chinoise » est en marche. Avançant sur deux jambes, le communisme au plan politique et le capitalisme dans le domaine économique, ce grand pays n’aspire qu’à une chose : retrouver son rang mondial. Pour ce faire, il n’hésite pas à utiliser les règles de la mondialisation sans jamais en jouer vraiment le jeu, comme l’explique Jacques Sapir dans La démondialisation .
Quatrepoint semble partager l’avis de son confrère. Il considère que les chinois pipèrent les dés en 2001, en adhérant à l’Organisation mondiale du commerce. Il voit d’ailleurs cette entrée dans l’OMC comme « un évènement éclipsé par les attentats du 11 septembre (…) et qui sera pourtant, lui aussi, ô combien, lourd de conséquences ». Car depuis lors, la Chine « accumule pour acheter le monde ». Elle détient d’ores et déjà des réserves dépassant les 3 000 milliards de dollars.
Tout comme notre cousin germain, dont l’économie est entièrement dédiée à l’exportation, la Chine a développé une économie de type mercantiliste. Le « Vampire du Milieu » , n’hésite pas à pratiquer toutes sortes de dumping. Dumping environnemental, bien sûr, mais aussi dumping social, avec le maintien de salaires extrêmement bas en dépit d’une croissance forte, et l’exploitation de nombreux mingong , ce lumpenprolétariat composé de travailleurs migrants. Pékin pratique enfin un dumping monétaire sauvage. Elle a arrimé sa monnaie au dollar, empêchant ainsi la hausse naturelle que devrait générer le dynamisme économique. D’ailleurs, la réévaluation du yuan et un sujet tabou pour les autorités chinoises.
Quelles convergences, ici, avec l’Allemagne ? Selon Quatrepoint, ces deux pays possèdent ce qui fait défaut à nombre de Nations occidentales : une véritable stratégie économique. Ils ont en partage une démographie atone, qui les contraint à accumuler d’impressionnantes quantités de réserves, en prévision d’un très prochain « papy boom ». Et si le géant asiatique s’enrichit surtout au détriment des Etats-Unis, notre voisin d’outre-rhin le fait quant à lui sur le dos…de ses partenaires européens.
Du dumping social, en Allemagne ? Certainement. Son modèle « holiste », typique de ce que Michel Albert appelait le « capitalisme rhénan », lui a permis de pratiquer sans heurts sociaux une politique systématique de gel des salaires. Dumping monétaire ? Pas à proprement parler, puisque l’euro interdit toute manipulation des taux de change. Mais l’Allemagne n’en a nul besoin. En effet, si la devise européenne est très surévaluée pour la plupart des économies de l’eurozone, elle demeure sous-côtée par rapport à ce que serait le mark aujourd’hui. Pour Laurent Pinsolle, c’est d’ailleurs l’une des raisons de l’attachement allemand à la monnaie unique : sa désintégration « serait une catastrophe pour Berlin car l’appréciation du mark réduirait les exportations allemandes dans l’ancienne zone euro ».
A Mourir pour le yuan, Jean-Michel Quatrepoint a donné un sous-titre : « comment éviter une guerre mondiale ». Outrancier, sans doute. Mais peut-être l’auteur tenait-il à répondre par avance à ceux qui scandent à l’envi, de manière tout aussi excessive: « le marché libre ou bien la guerre ! ».
Au demeurant, à l’échelle de cette Europe qui nous fut vendue comme la garantie d’une Paix perpétuelle, les efforts récents de l’Allemagne face au drame grec peinent à réparer les dégâts de sa trop longue politique de « cavalier solitaire ». Les forces centrifugent croissent chaque jour, les uns vilipendant « l’égoïsme allemand », les autres le « laxisme grec ». Dès lors, avant de mourir pour le yuan, accepterons-nous, nous, peuples d’Europe, de mourir…de l’euro ?
Coralie Delaume
Grèce : le naufrage de l’idée européenne
06/10/2011 14:50 par dlr14ème_62
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Grèce : le naufrage de l’idée européenne
06/10/2011 14:50 par dlr14ème_62
L’Europe, cela devait être la paix, la prospérité, l’harmonie entre les peuples. Aujourd’hui, des technocrates apatrides et irresponsables ont pris les commandes en Grèce, provoquant des manifestations et un ressentiment grandissant entre les peuples européens.
Comme le rapporte le Monde, un grand quotidien grec a évoqué « la torture chinoise de la goutte d’eau ». Cela fait maintenant des mois que la troïka misérable du FMI, de la BCE et de la Commission Européenne ne cesse de faire des demandes à la Grèce. Bien sûr, les privatisations n’ont pas beaucoup avancé mais dans le contexte économique actuel, cela reviendrait à brader les actifs du pays. Bien sûr, le déficit ne baisse pas aussi vite que prévu.
c’est la potion amère technocratique qui tue le pays, comme le montre le fait que le déficit commercial reste abyssal (11% du PIB) malgré l’effondrement de l’économie du pays. Cette austérité mortifère est une honte absolue comme on constate le dégât social qu’elle provoque. Et ce n’est pas une baisse du salaire minimum qui va améliorer quoique ce soit.
La Grèce fera défaut et sortira de l’euro
Bien sûr, aujourd’hui, la grande majorité de la population grecque veut rester dans l’euro, mais cela était prévisible. Pendant plus de deux décennies, l’Europe a été synonyme de subsides et de développement économique pour la Grèce. Donc la population ne peut pas se retourner en quelques mois contre la main qui l’a nourrie pendant si longtemps. Malgré tout, on peut penser que le point de rupture approche quand on voit la mobilisation des fonctionnaires.
La fin est déjà écrite. La question est de savoir quand le déclic aura lieu à Athènes entre une population qui n’en pourra plus de cette cure d’austérité sans fin et qui n’a aucun sens, et un parti politique qui aura le courage de proposer une véritable alternative. Il faut juste espérer qu’à ce moment, la Grèce trouvera plutôt un Lula qu’un Chavez ou un Poutine. Si l’on suit le calendrier argentin, il faudrait attendre début 2013 pour qu’elle se décide enfin à en finir.
Le seul point positif de cette histoire est de lever le masque sur cette Europe antisociale et antidémocratique qui étouffe un pays sans le moindre espoir de le redresser. Ainsi, quand la Grèce brisera ses chaines, elle tuera sans doute pour longtemps ces mauvaises chimères européennes.
Laurent Pinsolle
NDA dans le Jura
06/10/2011 14:34 par dlr14ème_62
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NDA dans le Jura
06/10/2011 14:34 par dlr14ème_62
Nicolas Dupont-Aignan sera en déplacement dans le Jura le 7 octobre.
Il en profitera pour rencontrer les adhérents et sympathisants du département.
19h : Pot de l’amitié avec les adhérents et sympathisants à Baume-Les-Messieurs
http://www.debout-la-republique.fr/NDA-dans-le-Jura-le-7-octobre.html
Les entretiens d'Antidotes
05/10/2011 00:12 par dlr14ème_62
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Les entretiens d'Antidotes
05/10/2011 00:12 par dlr14ème_62
« L’euro ne nous a apporté que des problèmes »
Entretien avec Marina, fonctionnaire grecque
par David Desgouilles
De ma correspondante en Grèce, Olivia Giorgio
Traduction de Yannis Retsinas
Ressentez-vous la « crise » dans la vie quotidienne ?
Notre manière de vivre a changé radicalement. Outre le fait que nous avons réduit drastiquement l’achat des biens de consommation, on dort et on se réveille avec l’incertitude du lendemain et une anxiété permanente. On a perdu le sourire mais surtout notre santé psychologique.
En France, il est dit que les Grecs refuseraient d’échanger leurs euros contre des drachmes : info ou intox ?
Intox ! Moi, personnellement, je souhaite cet échange. De plus en plus de monde veut sortir de l’euro. Il ne nous a apporté que des problèmes.
Comment envisageriez-vous un retour aux drachmes ? Cela vous fait-il peur ?
Non cela ne m’effraie pas. En Grèce on dit : « celui qui est mouillé n’a pas peur de la pluie ». J’aurais préféré les drachmes. Le chemin sera difficile, mais on arrêtera de s’acharner sur la Grèce et peut être retrouverons-nous notre dignité.
La troïka : héros ou zéro ?
La Troïka est composée de trois personnes, rien de plus. Son rôle et de superviser et non pas d’appliquer des mesures. Selon moi, les seuls responsables de cette soumission sont nos politiciens. Ils ont le pouvoir de dire non, mais pourquoi ne le font-ils pas ?
Pensez-vous que les pays européens leaders font tout leur possible pour aider la Grèce ?
Non, les pays européens n’aident pas la Grèce. Ils la regardent sombrer et n’ont rien empêché. Encore maintenant, ils n’essayent pas de sauver la Grèce, mais plutôt de sauver l’Euro, pour ne pas qu’il sombre lui aussi dans cette crise économique.
Payez-vous vos impôts ? Si non, pourquoi ? Si oui, ont-ils augmenté ?
Les salariés, les retraités et les pauvres ont toujours payé leurs impôts. Ils payaient et ils payent toujours les impôts les plus élevés par rapport aux autres pays européens. Oui, nous les payons, même s’ils ont doublé. Mais l’année prochaine ?
Vous avez l’occasion de passer un message au peuple français, lequel serait-il ?
Les Grecs sont un des peuples les plus fiers, travailleurs et honnêtes au monde. Si vous voulez nous faire payer une erreur, la seule chose que vous puissiez nous reprocher c’est d’avoir « laissé » nos politiciens tricher. Cela s’est également produit dans d’autres pays, mais cela n’a jamais rompu l’honneur et la dignité d’un peuple. J’appelle le peuple français à nous apporter un soutien moral et à aider à maintenir notre réputation et notre dignité en tant que peuple.
Pensez-vous que la Grèce est encore un pays souverain ?
La Grèce a perdu sa souveraineté à cause de ceux qui nous gouvernent depuis tant d’années. Ils ont brisé et vendu la Grèce en ignorant le peuple grec. Je veux croire et espére que la Grèce, un jour, redeviendra un Etat souverain et qu’elle reprendra la place qu’elle mérite.
- Qu’ils en soient, tous les deux, chaleureusement remerciés.
http://david.desgouilles.fr/